« Titan noir » : la condition des animaux en captivité

Par Alissa, 3ème 4

Sur la journée du Jeudi 23 Mai 2019, consacrée au Prix littéraire des collégiens et lycéens 2019, 3ème-2nde – Rillieux-la-Pape, les élèves des classes de 3ème du collège et des classes de seconde du lycée ont rencontré l’écrivaine audoise du roman TITAN NOIR (Le Rouergue, 2018),

Florence Aubry auteure de TITAN NOIR Florence Aubry qui s’empare de sujets graves ou délicats, comme la condition animale, un vrai sujet de société.

Et les élèves du collège deviennent « jury littéraire » : ils s’engagent à lire une sélection de trois romans pendant l’année, à se faire un avis personnel, à voter et à argumenter pour défendre leur roman préféré.

L’auteure Florence Aubry est intervenue pour parler de son travail d’écriture, nous avons pu lui poser de nombreuses questions et lui présenter nos travaux de recherche et d’expression écrite.

J’ai ainsi rédigé un texte, comme des prédictions heureuses ou malheureuses pour le futur… pour cette «première fois» littéraire et culturelle. Je l’ai lu à haute voix le jour de cette rencontre.

 » Bienvenue dans notre monde infernal ! « 

Nous sommes pourtant 7.7 millions d’espèces animales. Malgré cela, on nous traite comme de vulgaires chiffons. On nous prend, on nous jette comme des objets. Comme si nous n’avions pas de pensées, pas de sentiments. Ils sont là à nous dire quoi faire, quoi devenir.

Ils se croient tout permis parce qu’ils nous nourrissent.

Ils sont là à nous regarder comme s’ils nous comprenaient.

Ils sont là en pensant que nous sommes alliés même amis.

Ils ne comprennent pas, pourtant, c’est le même cri que nous poussons. Depuis que les hommes sont arrivés, ils ont tout bousculé, tout mangé, tout dominé. Ils nous ont tué pour leurs vêtements, leur nourriture ou pour le plaisir. On nous enferme dans des cages, on nous roue de coups. Depuis 4500 ans, ils nous gavent pour le plaisir de leur palais, en ne pensant pas que nous aussi, nous aimerions déguster la nourriture. D’année en année, ils « performent », se perfectionne de plus en plus pour être plus efficace, plus rapide. Ils nous amadouent pour que nous ne soyons pas stressés et obtenir un meilleur rendement.

Ils font des tests sur nous. Ils nous mettent des machines qui nous transpercent la peau.

Nous sommes 1,9 million d’animaux à être utilisés à des fins scientifiques en France pour l’expérimentation animale :  des souris, des poissons, des rats, des lapins, des poulets, des cochons d’inde, des oiseaux, des chiens, des primates non humains, des chats. Dans l’Union européenne, quelques 2,2 millions d’animaux. Nous mourrons à des fins scientifiques. Nous sommes privés de sommeil,  on nous implante des armes chimiques et bactériologiques dans le corps. Ils nous font mal à nous torturer avec leurs engins.

La nuit, nous pansons nos douleurs avec nos larmes, et on nous raconte des histoires pour endormir notre peine.

Alissa, en classe de 3ème

 

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